A seulement 28 ans, Simon Dawlat (sur Twitter @Virtualgoodz) est entré dans le petite cercle des entrepreneurs français qui ont rencontré le succès en France et à l’international. Surfant depuis le lancement de l’AppStore sur le développement de l’écosystème autour des applications de l’iPhone, il a fait d’appgratuites, rebaptisé depuis appgratis, une marque et un modèle aussi rentable que performant.  

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#Startups

Simon Dawlat n’a pas attendu la fin de ses études pour se rapprocher du petit monde des startups. En parallèle de ses cours à la fac (Lettre moderne puis au CELSA), il se lance dans une première aventure mettant à profit sa passion pour les jeux vidéo et son envie d’entreprendre. Il crée, en 2005, E 1337 qui éditait esfrance.net, une plateforme de tournoi et compétition de gaming.

Il continue son apprentissage de « startuper » en rejoignant en 2007 les équipes de VirtuOz qui développent des solutions d’agents virtuels intelligents pour la relation client digitale (il travaille notamment sur le projet Skaaz). Simon Dawlat complète alors son parcours avec plusieurs expériences à l’international. D’abord avec Kindo.com à Londres (racheté par MyHeritage), une startup qui propose un site communautaire destiné aux familles sur un modèle proche de Geni.com puis en partant pour un «pèlerinage» de 6 mois à San Francisco en 2008, où il se lance notamment dans le développement d’un jeux pour iPhone (iToonz) avec quelques autres développeurs Français.

#iPhone

De retour à Paris en septembre 2008, il termine ses études (CELSA) et lance en parallèle le site www.applicationiphone.com qui suit l’actualité du store, sélectionne les meilleurs applications et propose des tests. Surfant sur le lancement de l’AppStore (juillet 2008) qu’il a pu suivre de très près lorsqu’il était encore à San Francisco, Simon Dawlat est déjà en train de mettre en place les premières briques qui feront le succès d’appgratuites quelques années plus tard.

Il commence ainsi à développer une première communauté et à recruter des abonnés à sa newsletter. A mesure que le site grossit, des développeurs, éditeurs et annonceurs  se rapprochent de lui pour qu’ils fassent la promotion de la sortie de telle ou telle nouvelle appli. En 2009, il enrichit sa connaissance de l’écosystème autour de l’AppStore en lançant une application payante, iPillule, qui comme son  nom l’indique permet de paramétrer et recevoir des alertes pour prendre sa pilule contraceptive. Une expérience qui lui permettra de mesurer directement les différents leviers d’acquisition de téléchargement (presse, viralisation, bouche à oreille, présence dans le top de l’Appstore, etc).

Il travaille également en 2009 quelques mois au sein des équipes de 123 People.

Iris Capital Orange Publicis

#appgratuites

Début 2010, Simon Dawlat continue d’explorer les différents modèles utilisés par le marché pour promouvoir et réussir les meilleurs lancements d’une application sur iPhone : recommandation algorithmique (modèle à la Amazon), recommandations sociales, rémunération d’utilisateurs (interdit par Apple) ou enfin via une approche plus media et la promotion de bons plans. Convaincu que cette dernière approche est la bonne, Simon Dawlat s’inspire alors du modèle de Groupon qui propose des « daily deal ». Il lance en octobre 2010 appgratuites qui derrière sa baseline, «Une appli moche mais des bons plans sympas », repose sur un système gagnant/gagnant : les utilisateurs profitent d’une promo ou de la gratuité pendant 24H et les éditeurs boostent leur référencement dans l’AppStore en une seule journée (jusqu’à 500 000 téléchargements par jour pour une application partenaire).

Le succès est immédiat : appgratuites est propulsé en tête du classement de l’AppStore avec 300 000 téléchargements au lancement dès les 15 premiers jours et génère mois après mois plusieurs millions de téléchargement pour les applications partenaires. La startup développe le modèle à l’international (Espagne, Japon, Brésil, Etats-Unis, etc) sous la marque appgratis. Deux ans après son lancement, appgratis compte déjà 7 millions d’utilisateurs dans le monde, touche 2 millions de personnes quotidiennement et vise un chiffre d’affaire de 25 millions de dollars pour 2013. Leader en Europe sur son créneau, la success story semble bien partie pour continuer sur cette tendance. La startup a annoncé avoir levé 10 millions d’euros (Iris Capital, Orange / Publicis) en janvier 2013 pour financer son développement.

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